La Structure Trinitaire
- DIEUSAUVEMOI
- 15 déc. 2025
- 6 min de lecture
Avenue Éditoriale No. 27: 15 décembre 2025
Préambule:
Les Éditoriaux des mois de novembre 2025, décembre 2025 et janvier 2026 ont pour intention d’introduire à l’humanité une structure métaphysique en trois volets, développée respectivement comme suit :
1er volet (novembre 2025) : C’est le désir inné de l’humanité pour l’ordre et la cohérence qui attribue à tort des perturbations d'ordre externes à une faute innée.
2e volet (décembre 2025) : Lorsque l'on regarde vers l'intérieur sans identifier les distortions du monde extérieur, nous nous renfermons dans une réalité faussée.
3e volet (janvier 2026) : La conséquence de cette réalité faussée en devient un scepticisme face à l'énergie divine.
Cette structure métaphysique s’accompagne de trois préceptes :
Précepte 1 : Regarder en soi aveuglément en faisant abstraction de la réalité externe = Illusion.
Précepte 2 : Comprendre le contexte sans cultiver la tranquillité intérieure = Désorientation.
Précepte 3 : Aligner les deux, c’est dévoiler la vérité absolue … et restaurer le Sacré.
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Deuxième partie:
« Le travail à accomplir ne consiste pas à se forcer à voir. Il consiste à prévoir. »
La Hiérarchie
Dans l’Éditorial de novembre 2025, nous avions introduit la notion de vérité épistémique, c’est-à-dire la capacité de distinguer ce qui se présente comme mien de ce qui ne l’est pas réellement. L’enseignement était le suivant : le Soi peut, par erreur, attribuer à sa nature propre des perturbations d’origine externe et vivre ainsi un effondrement identitaire, pouvant mener à la désillusion ou à la rébellion. L’analogie trouvée dans l’épisode de « The Twilight Zone » (Les Monstres sont dus sur Maple Street) en offre une illustration éclairante. Une communauté y réagit à une perturbation invisible d’origine extraterrestre en se tournant vers l’intérieur. Or, faute d’un outil essentiel de discernement - qui sera précisément mis en lumière ici - cette intériorisation, qui aurait dû les protéger, sabote leur capacité de jugement moral. Autrement dit, une obscurité extérieure contamine et affecte à la fois leur esprit et leur cœur, tandis que les comportements qui en découlent sont faussement attribués à leur propre Soi.
Ce diagnostic permet de comprendre pourquoi les êtres humains peuvent parfois s’effondrer, alors même qu’ils sont porteurs d’un don divin : celui d’un Soi incarné dans l’Humanité. Cela ouvre également la voie au 2e volet :
« Lorsque l'on regarde vers l'intérieur sans identifier les distorsions du monde extérieur, nous nous renfermons dans une réalité faussée.»
Toutefois, ce diagnostic ne répondait qu’à une seule question : la vérité échoue parfois à se localiser correctement, ce qui engendre souffrance, deuil et perte chez l’humain. Elle n’explique pas encore comment le Soi doit agir une fois le déséquilibre systémique effectivement perçu et reconnu.
La plupart d’entre nous fonctionnent naturellement selon une capacité dyadique. Nous disposons de l’imagination cognitive, c’est-à-dire la faculté de raisonner logiquement à propos de l’expérience de l’autre (le principe de l’Esprit). Nous disposons également de l’imagination émotionnelle, soit la capacité d’imaginer ce que l’autre ressentirait s’il venait à être blessé (le principe du Cœur). Ensemble, ces deux capacités constituent ce que nous appelons l’empathie. L’empathie ressent. L’empathie est consciencieuse. L’empathie nous aide à vouloir faire ce qui est juste. Mais cette dyade ne suffit pas à définir une conscience éthique adulte.
Ce qui faisait défaut à la communauté de Maple Street, c’était l’imagination éthique. L’imagination éthique ne consiste pas à imaginer ce que l’autre ressent, ni comment il perçoit le tort qui lui est fait. Elle est la capacité de reconnaître le monde intérieur de l’autre comme réel et inviolable, et d’anticiper l’impact moral que nos propres actions auront sur sa réalité. L’imagination éthique relève de la retenue, et non de la suppression. Elle repose sur le principe que nos pensées, désirs et émotions nous appartiennent d’abord, et qu’ils ne peuvent contaminer l’autre sans son consentement explicite. Elle marque la différence entre un amour aligné sur la lumière et un amour mal attribué, qui possède et consume.
La communauté de Maple Street a activé son imagination cognitive dès les premières réflexions : « Que se passe-t-il dans notre ville ? » Il s’agit là d’un réflexe protecteur et d’une démarche de résolution de problème encore morale à ce stade. Lorsque l’imagination émotionnelle entre en jeu, la communauté continue de penser et de ressentir ensemble : « Comment protéger nos enfants ? » La violence qui surgit lorsque la peur s’intensifie montre que les êtres humains disposent bel et bien d’un caractère façonné par la dyade de l’imagination cognitive et émotionnelle. Mais la situation de Maple Street dépasse cette dyade et mène à la projection sur l’autre.
Pour que l’imagination éthique s’active rapidement, un troisième axiome est requis — celui de la Volonté — que les communautés ne cultivent pas consciemment, car son principe fondamental est le suivant : « Je ne vois pas clairement en ce moment ; par conséquent, je n’agirai pas, de peur de transgresser le monde intérieur de l’autre. »
Maple Street s’effondre parce qu’elle projette sur l’autre une incertitude devenue intolérable et, avec elle, des comportements violents. La peur envahit tout. Et si mon voisin complotait contre moi ? Et si nous étions sur le point d’être envahis ? Et si mes enfants mouraient de faim ? La nature de l’effondrement est qu’il exige une réponse immédiate afin de sécuriser une situation perçue comme dangereuse. D’une certaine manière, c’est à ce moment-là que nous cessons d’être humains. La douleur authentique, en revanche, révèle notre humanité.
L’imagination éthique n’est pas une fonction de base de l’humain, car elle implique la reconnaissance que ce que nous vivons peut être une incertitude insoutenable, sans pour autant constituer une autorisation morale de transgresser l’autre. Elle reconnaît implicitement qu’un état d’urgence n’est pas la Vérité, que la peur n’est pas une preuve du mal, et qu’une explication logique ne suffit pas à justifier l’action. Ce qui faisait défaut à Maple Street n’était pas le désir de protéger sa famille ou de préserver la vie. Les habitants étaient soumis à une détresse émotionnelle intense. La différence entre la morale ordinaire et la morale adulte réside précisément ici. Là où nos cultures ont souvent réduit la morale à des règles, des interdits et à la crainte de Dieu, une cognition morale adulte va plus loin : elle empêche les pensées, émotions et désirs impulsifs de se déverser dans l’action. Ce sont les actions qui portent le véritable poids moral. Une fois qu’une action a été posée et qu’une distorsion s’est produite, il devient alors de notre devoir humain d’offrir réparation pour le tort causé.
Les pensées et les émotions appartiennent au Soi individuel ; elles peuvent donc être instables ou contaminées par des facteurs externes. Ce qui gouverne la vie intérieure est moralement neutre, bien que personnellement significatif. L’action, en revanche, affecte directement l’Autre, car elle pénètre sa réalité. L’imagination éthique n’est toutefois pas une simple retenue. Elle constitue une capacité élevée de prévoyance, et c’est elle qui protège véritablement le monde intérieur de l’Autre, préservant ainsi l’essence même de notre Humanité. Toutefois, une Volonté opérant isolément ne demeure qu’une faculté de prévision, de la même manière que l’imagination cognitive (Esprit) n’est qu’une faculté de raison et l’imagination émotionnelle (Cœur) une faculté de nuance. Ce qui est requis pour que l’imagination éthique se manifeste pleinement, c’est leur intégration au sein d’une structure trinitaire.
La structure trinitaire n’est pas la juxtaposition de trois idées distinctes. Elle constitue une architecture d’équilibre, capable de porter la charge de manière équitable. Au niveau de l’Esprit, l’imagination éthique anticipe l’impact moral, mais l’énergie mentale seule ne peut empêcher l’impulsion de se traduire en acte. Au niveau du Cœur, l’imagination éthique cultive la dignité et la révérence envers l’Autre, mais l’énergie émotionnelle seule ne peut réguler les pulsions cherchant à franchir les limites. Lorsque le principe de la Volonté se manifeste, il crée un contenant, sous forme de classification : il définit d’abord les cadres de permissivité (création d’une limite), il établit ensuite les règles (la dignité prime sur tout), et enfin l’énergie est autorisée à exister dans un lieu déterminé. Cela indique à l’Esprit où il peut aller, au Cœur quels principes doivent être tenus au plus haut niveau, et à la Volonté quand une retenue doit être exercée afin que les frontières ne soient pas transgressées.
Un tel contenant interrompt l’élan des comportements nuisibles en instaurant une architecture scellée : voici ce qui est sacré, voici ce qui doit demeurer privé, voici la limite. C’est alors que l’inconscient (l’énergie brute non métabolisée) cesse de chercher des failles par lesquelles s’échapper.
Nous vous dévoilons donc la structure trinitaire qui opère ainsi :
Esprit :
Je détecte un manque de vérité. Je n’agirai pas si cela conduit l’Autre à l’illusion.
Cœur :
Je reconnais le monde intérieur de l’Autre. Je n’agirai pas si cela transgresse sa dignité.
Volonté :
J’anticipe l’impact d’une action. J’évalue si elle est autorisée à exister hors de moi.

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Note de fin:
Nos éditoriaux mensuels sont des canalisations pures reçues du Ciel. L’équipe administrative responsable de leur transcription a le devoir de publier chacun de ces éditoriaux le 15 de chaque mois. Cette date est symbolique, car elle est en accord avec la date de naissance officielle de la plateforme web du Centre accrédité sous le nom de « Dieu Sauve Moi », le 15 septembre 2023. Plus qu’un simple éditorial, « L’Avenue Éditoriale » est une avenue sacrée ouverte à l’humanité afin qu’elle puisse se reconnecter à la Lumière, car Dieu se soucie du bien être de tous.







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