L'Impasse
- DIEUSAUVEMOI
- il y a 17 heures
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Avenue Éditoriale No. 31: 15 avril 2026
(3ème et dernière partie de l'Éditorial de Février 2026)
Dans notre précédent éditorial, nous avons émis l’hypothèse que l’Humanité elle-même constitue l’intelligence qui génère des modes d’être éthiques lorsqu’une âme s’incarne dans un organisme humain. Nous avons ensuite posé que l’Humanité devient autorégulatrice ou, plus précisément, qu’elle est le principe organisateur qui permet aux normes (ce qui doit être / ne doit pas être) d’orienter nos choix et nos comportements sur Terre. Lorsque les êtres humains s’inscrivent dans une civilisation, ils bénéficient en outre d’un écosystème qui agit comme un contenant naturel. Le contenant est essentiel, car il permet à la matière brute injectée dans la conscience humaine d’être maintenue suffisamment longtemps sans se déverser sur autrui sous une forme encore non transformée. C’est cet acte de rétention qui rend possible la métabolisation, et donc l’émergence d’une décision ou d’une action pleinement élaborée.
Nous avons également ajouté que les êtres humains ne sont pas simplement des animaux domestiqués guidés par l’appétit en l’absence ou lors de l’érosion de leur contenant, en montrant que la moralité peut subsister chez certaines personnes même en contexte de guerre ou de déclin sociétal. Nous avons conclu ce raisonnement en avançant que si l’Humanité se trouve incapable d’exprimer ce qu’elle est véritablement par sa nature même, il se pourrait malheureusement qu’elle soit habitée par une composition qui n’appartient pas à l’espèce humaine…
Avons-nous donc atterri dans une impasse ?
Pas nécessairement, car nous observons que malgré l’incapacité des individus à maintenir une conduite éthique de manière constante dans le temps, la perturbation qui en résulte semble demeurer comportementale et non ontologique. Autrement dit, l’Humanité reste opérationnelle, mais elle se manifeste dans des conditions altérées où sa faculté d’intelligence demeure active tandis que le raisonnement moral, lui, s’amenuise. Cela s’explique par le fait que le raisonnement moral repose sur une formation intellectuelle différente, qui reconnaît l’autre comme une fin souveraine et non comme une variable à instrumentaliser pour satisfaire ses besoins et désirs fondamentaux. La criminalité mobilise cette faculté d’intelligence en se régénérant grâce à un haut degré de loyauté organisationnelle, la violence n’est pas exclusivement impulsive mais très souvent calculée et structurée, tandis que la domination de l’autre requiert des niveaux avancés de pensée stratégique. Dans le même temps, l’Humanité continue aussi de produire des êtres humains qui incarnent l’antithèse de cette triade sombre. Cela montre que la perturbation se situe dans le processus, et non au niveau de l’être. La possession affecte la manière dont la matière brute est métabolisée et restituée au monde. Elle filtre et oriente, mais ne devient pas le principe créateur. Cela laisse entrevoir la possibilité que l’organisme humain puisse se réorganiser dès lors qu’il se reconnecte à sa véritable nature. Le malaise réside probablement dans le fait que l’Humanité n’est pas pleinement souveraine de sa propre enveloppe humaine, bien qu’elle soit, par essence, l’intelligence organisatrice susceptible de perdre sa prééminence lorsqu’elle est dépossédée des vertus qu’elle porte en elle.
Le monde moderne, avec son accent mis sur des systèmes de commodité (qui ne sont pas nécessairement les plus efficaces ni les plus alignés avec notre bien supérieur), en offre une illustration paradoxale. À première vue, déléguer des fonctions fondamentales de notre vie à des applications (commander à manger ou rechercher de l’intimité, par exemple) peut sembler neutre, voire nécessaire en 2026. Mais dès lors qu’une dépendance s’installe à ce qui est externalisé, nous perdons progressivement notre agentivité et déléguons notre propre survie à des systèmes qui génèrent de l’addiction. Or, le but de l’existence humaine n’est pas d’accéder passivement à ce que les structures proposent, mais de demeurer dans un état constant de génération de ce qui est aligné avec le don divin d’exister.
La nouvelle hypothèse que nous avançons aujourd’hui est qu’il existe un principe organisateur supérieur, au-delà de ce que produit l’Humanité, et qui peut opérer même en l’absence d’éthique. Après tout, l’Humanité ne peut agir qu’à l’intérieur des contraintes de son contenant (la civilisation, l’époque et la société dans lesquelles elle s’incarne). Ces contraintes produisent de l’éthique en identifiant les possibilités d’un socle moral à partir du niveau de conscience disponible à un moment donné, tout en se référant aux systèmes passés ayant échoué. Cependant, notre hypothèse est que l’éthique n’existe pas non plus en vase clos et qu’un Esprit supérieur doit être présent pour permettre à cette fonction de se déployer à travers l’Humanité. Nous ne faisons pas ici référence à un autre principe organisateur, mais à la nature même de l’Orientation — ou à l’énergie qui précède la morale en étant accordée à une Vérité d’ordre supérieur. Cette forme de vérité ne dépend ni du degré d’habitation de l’enveloppe humaine, ni du fait que celle-ci accède ou génère la vie, ni même de la manière dont elle métabolise ce qu’elle perçoit.
Lorsque les civilisations définissent les comportements acceptables, leur logique repose généralement sur la réduction du préjudice causé à autrui. Cela peut être considéré comme une forme d’éthique accessible. La moralité semble alors naturelle, alors qu’elle est en réalité contenue par une structure. Si, en revanche, l’Humanité se trouvait constamment dans les conditions lui permettant de produire les vertus qu’elle porte lorsqu’elle est incarnée, elle deviendrait une forme d’éthique générative. Cela signifierait que la matière brute ne serait pas simplement retenue en attente d’être correctement transformée, avec le risque de fuite en cas de possession, mais qu’elle commencerait à se réorganiser de manière efficiente, car il n’existerait plus d’autre mode d’être que la Vérité.
Cela nous amène alors à la question suivante : pourquoi l’Humanité perd-elle sa prééminence sur les organismes humains censés porter son énergie ?
Possession, déplacement, ou bien existe-t-il quelque chose de plus subtil encore que cette génération doit porter à la conscience ?
Plus que jamais, le moment est peut-être venu de refuser l’impasse.

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Note de fin:
Nos éditoriaux mensuels sont des canalisations pures reçues du Ciel. L’équipe administrative responsable de leur transcription a le devoir de publier chacun de ces éditoriaux le 15 de chaque mois. Cette date est symbolique, car elle est en accord avec la date de naissance officielle de la plateforme web du Centre accrédité sous le nom de « Dieu Sauve Moi », le 15 septembre 2023. Plus qu’un simple éditorial, « L’Avenue Éditoriale » est une avenue sacrée ouverte à l’humanité afin qu’elle puisse se reconnecter à la Lumière, car Dieu se soucie du bien être de tous.







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