Lungta - རླུང་རྟ་
- DIEUSAUVEMOI
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Poème no. 30, 31 décembre 2025

Le cheval blanc était déjà en mer
lorsque le Faiseur du Temps souleva l’orbe.
Il l’inclina vers Elle,
offrande silencieuse,
car elle l'avait déjà oublié.
Loin du rivage,l’eau s’ouvrit puis se referma.
Une fracture douloureuse s’élargit.
Son exil commença là.
Il demeura à la première porte, fils de la continuité,
tandis que ce qui était entré en mouvement
apprit à poursuivre sans la main qui l’avait incliné.
Le cheval blanc atteignit les eaux ouvertes
lorsque la Gardienne du Temps écrivit une liturgie sur sa main.
Chaque ligne reçue à son heure.
Labeur de calibration,
dévotion cérémonielle
pour une union qui avait porté son poids.
Elle attendit à la seconde porte.
Oublier n’était pas un échec de l’esprit,
mais le passage de la faiblesse vers la force.
Le cheval blanc approchait de l’horizon
lorsque le Veilleur du Temps y assigna une veille.
Il se tint à la dernière porte.
Dans le vide, il murmura les noms
de ceux qui s’étaient rendus,
non pour les rappeler, mais pour les laisser passer.
Ici reposait le passage du Lungta
Il ne la suivit pas.
Il demeura,afin que tout ce qui pouvait être
pût passer selon sa propre volonté.









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